Exposition "Têtes d'éperon"

© 47Nord

150 ans d’histoires du port de commerce de Brest.

TÊTES D’EPERON

Têtes d'Eperon est une exposition accompagnée d'une création sonore qui vous raconte 150 ans d’histoires du port de commerce de Brest depuis le point de vue très précis du bâtiment où s’établira en 2021 le centre d’interprétation consacré à la signalisation et la sécurité de la navigation maritime. Trois épisodes, trois voix, trois récits fragmentés pour garder la trace de ce qui fut, de ce qui est et de ce qui sera.

Textes Eymeric Jacquot, © 47Nord

LE PORT EN PORSTREIN

© Archives municpales de Brest

Au départ, il n’y a rien que du sable et des falaises, une courte jetée, une poignée d’habitations et des fours à chaux :  « Je ne sais pas si vous savez mais c’est par le décret du 24 aout 1859 que Napoléon a signé la construction du port de commerce, qui s’étouffait dans la Penfeld et qui était rejeté par la Marine, la Royale. Il y a eu des plans pour l’établir dans divers lieux de la rade mais en fin de compte ils se sont arrêtés sur l’endroit qui était le plus à même c’est-à-dire, l’anse de Porstrein. »

Entretien avec Yffic Dornic, collecté par Eymeric Jacquot, ©47Nord.

DES AGRUMES, DES GRUMES ET DU VRAC

© Henri Le Guillou, Archives municipale de Brest

Les années passent. A la veille de la Grande Guerre, le port compte cinq bassins et une forme de radoub de plus de 220 mètres, un record pour l’époque. A ce moment-là, en lieu et place du futur Centre national des phares, se tient un octroi dit « aux quatre horloges ». Mais la 2nd Guerre mondiale sonne sa dernière heure. On passe de ville à gravats, c’est le temps du « Brest dont il ne reste rien. » Et après ? Après on reconstruit par-dessus et le port s’agrandit encore. Jean-René Cadalen, mareyeur sur le 1er Eperon, se souvient : « C’était un port charbonnier. Quand j’étais jeune, enfin je parle de ça c’est les années 60 grosso modo, c’était un port où tout était noir, même dans les viviers, dans les entrepôts où travaillaient mon grand-père, il y avait cette poussière de charbon. Quand il y avait des vents d’Est, on était tous noirs, nos voitures étaient noires parce qu’il y avait des stocks de charbon à ciel ouvert, là où se trouve ce qu’on appelle maintenant le hangar à patates »

Entretiens avec Jean-René Cadalen, Yffic Dornic et Ronan Floc’h, collectés par Eymeric Jacquot, ©47Nord.

LA CRIEE

De1992 à 1999 se tenait sur le 1er Eperon la criée de Brest. Si les ventes se font aujourd’hui par enchères numériques, Ronan Floc’h, actuel directeur de la criée sur le 3e Eperon, se chargeait alors de ce qu’on appelait « la vente à la voix » : « L’enchère la plus haute l’emporte toujours, mais il peut arriver qu’il y ait deux enchères en même temps et que ces acheteurs ne veuillent pas renchérir. On utilise alors le boulier, c’est un instrument fait sur m esure, ça n’existe pas dans le commerce. Il y a deux boules dedans, une rouge, une noire. Chaque acheteur choisit une couleur, on l’agite, on renverse, et  l’acheteur qui a dit la couleur de la bille qui apparait, gagne. »

Entretien avec Ronan Floc’h réalisé par Yffic Dornic, témoignage de Jean-René Cadalen, collecté par Eymeric Jacquot, ©47Nord.

Crédits - Remerciements

Cette série de trois pastilles sonores a été commandée par la Mission de préfiguration du Centre national des Phares du Conseil départemental du Finistère. Les trois épisodes ont été réalisés, mixés et habillés par 47 Nord. Les témoignages ont été collectés par Eymeric Jacquot.

Un grand merci à Jean-René Cadalen, mareyeur sur le 1er Eperon : https://www.brest-maree.fr/
à Ronan Floc’h, directeur de la Criée de Brest : http://www.crieedebrest.com/
et à Yffic Dornic, retraité, érudit, blogger et mémoire du port de commerce : http://www.portde.info/

Mais aussi à Françoise Wanner et Hughes Courant des Archives Municipales de Brest, Isabelle Hiet de la CCI de Brest, Denise Pierre et le service Patrimoine de la Médiathèque François Mitterrand - Les Capucins, Anne Lessard pour le Télégramme de Brest, Sylvain Rouault de l’agence d’urbanisme Adeupa, Yolène et Jean-Pierre Petit pour l’agence Petit Design, Françoise Péron et Thierry Chalois.

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