La LGV arrive dans le Finistère

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Explications et détails de cette nouvelle offre.

Cela fait plus de 25 ans que la ligne à grande vitesse (LGV) jusqu’en Bretagne est en projet. L’objectif visé par les acteurs de la région de rapprocher la pointe bretonne de Paris avec des trajets d’environ 3 heures est aujourd’hui d’actualité pour certaines destinations mais il reste encore du chemin pour y parvenir complètement.
A partir du 2 juillet, on pourra relier Brest ou Quimper depuis Paris, ainsi que toutes les communes à l’ouest de Rennes desservies jusqu’à cette date, avec un gain de temps pouvant aller jusqu’à 50 minutes.

Des trajets plus rapides

L’arrivée de la LGV dans le Finistère va représenter en premier lieu un gain de temps sur les trajets Paris-Brest et Paris-Quimper. Sur le tronçon Paris-Rennes, la LGV permet de  gagner 37 minutes, avec un temps de parcours passant à 1 h 25 au lieu de 2h04.

Mais en continuant après Rennes, l’offre a également été repensée pour aller plus loin. Des travaux, réalisés entre 2008 et 2015 à l’ouest de Rennes sur les lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper, ont permis un gain de temps supplémentaire. Ainsi, sur des trajets Paris-Brest et Paris-Quimper, les voyageurs gagneront de 45 à 50 minutes. Précisément, un trajet Paris-Brest durera en moyenne 3h25 au lieu de 4h11 actuellement et un trajet Paris-Quimper, 3h31 au lieu de 4h16.

Nouveaux gains de temps (en moyenne) : Paris-Brest : 3h25 au lieu de 4h11 et Paris-Quimper : 3h31 au lieu de 4h16.

Plus de trains et des correspondances optimisées

Ce gain de temps supplémentaire n’impactera pas le nombre d’arrêts déjà desservis à l’ouest de Rennes. Les TGV de la LGV continueront à s’arrêter dans toutes les gares bretonnes et finistériennes, déjà desservies. Mais pour optimiser ce gain de temps, les trains allant au-delà de Rennes ne s’arrêteront plus entre Paris et Rennes.

Pour avoir à la fois des trains plus rapides et maintenir la desserte des villes bretonnes qui l’étaient jusqu’à présent, huit TGV seront ajoutés sur les trajets Paris-Brest et Paris-Quimper. Soit deux allers-retours quotidiens supplémentaires sur chaque ligne. Quant aux horaires des TGV, ils seront cadencés pour que les correspondances avec les lignes TER soient maximisées.

La région Bretagne, en charge des trains express régionaux (TER), a notamment investi dans de nouveaux trains à deux niveaux avec plus d’espace, une augmentation de la capacité de transport et de la vitesse. Il y en a aujourd’hui 6 en circulation. Ils devraient être 21 à terme, soit 27 % du parc renouvelé.

L’ensemble des nouveaux horaires TGV et TER sont disponibles sur : www.voyages-sncf.com et www.ter.sncf.com/bretagne

Une intermodalité développée

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Dernier point important, qui rentre dans le cadre du programme de modernisation engagé par la région Bretagne, la SNCF et les collectivités partenaires : plus de 40 gares bretonnes sont modernisées, pour mieux répondre aux besoins d’intermodalité (liaison avec d’autres modes de transports). Plusieurs gares du Finistère sont concernées, à des stades d’avancement différents.

La modernisation de la gare de Morlaix est notamment en cours de finalisation. Elle devient un pôle d’échange multimodal, c’est-à-dire une gare repensée avec des accès facilités. Les espaces publics et les circulations sont revus. Les stationnements et accès à la gare pour les différents types d’usagers sont pris en compte (parking voiture, taxi, vélo, accès piétons, handicapés…). Une passerelle au-dessus des voies, un bâtiment voyageur reconçu, une prise en compte de l’accessibilité des quais, des panneaux signalétiques multimodaux (horaires des trains, des bus, des cars) font également partie de cette opération, de 13 millions d’euros, pour laquelle le Conseil départemental a participé à hauteur de 10 %.

Les gares de Quimper et de Brest devraient suivre ce mouvement et un programme sur l’accessibilité est envisagé à Landerneau.

Une répercussion contenue sur les prix

La répercussion du coût des travaux sur les tarifs est limitée à 6 € en moyenne sur l’axe Paris-Rennes. Pour les liaisons TGV intra-Bretagne il n’y a pas de changement tarifaire. La participation des collectivités bretonnes à l’investissement (1/3 du total) permet ainsi d’assurer un équilibre acceptable entre contribuable et usagers.

Quelques chiffres

  • 3,3435 milliards d’euros : montant global du projet LGV
  • 945,3 millions d’euros : part des collectivités dont 655 millions d’euros financés par la Région Bretagne (19,71 %) et 46,3 millions d’euros financés par le Département du Finistère.

Quelques dates

  • 13 juillet 2011 : signature entre l’Etat, les collectivités et RFF (devenu SNCF Réseau au 1er janvier 2015) d’une convention de financement et de réalisation pour le financement de la LGV
  • 2005 à 2015 : réalisation de travaux sur les lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper à l’ouest de Rennes
  • 2012 : début des travaux de la LGV
  • 2015 : pose des voies et réalisation des jonctions
  • 2 juillet 2017 : mise en service de la LGV
  • Septembre 2017 : inauguration du pôle d’échange multimodal de Morlaix

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