La gestion différenciée des espaces verts

En phase avec la transition écologique, les collectivités Finistériennes pratiquent la gestion différenciée

Longtemps, les espaces verts* ont connu une gestion homogène laissant peu de place à l’expression de la nature. Tout devait y être « propre » et « en ordre » comme dans les meilleurs des jardins à la française.

La gestion différenciée a émergé au début des années 1980 ; en Bretagne, la ville de Rennes, notamment, a ouvert la voie. Ce type de gestion préconise la conception et l’entretien d’un espace considéré sous l’angle de ses diverses caractéristiques fonctionnelles et environnementales. Elle envisage les espaces verts comme un ensemble d’espaces individuels interconnectés et non comme un tout. Elle questionne la notion de propreté horticole et, tout en garantissant une harmonie végétale agréable à l’œil, permet la diminution des interventions de fauche, un moindre recours aux traitements phytosanitaires –voire leur abandon-, favorise l’expression de la biodiversité, améliore la qualité de l’eau et a des répercussions positives sur le budget des collectivités.

Pour y parvenir, les jardiniers ont dû s’approprier une nouvelle façon d’envisager leur domaine, en particulier une meilleure prise en compte des caractéristiques de leurs sites et de nouveaux modes d’organisation.

Cela suppose des cartographies de l’espace considéré, qui débouchent sur un zonage avec attribution d’un code d’entretien pour chaque zone définie. Pour les collectivités concernées, de tels outils permettent l’organisation des ressources matérielles et humaines, l’élaboration d’un planning annuel des tâches, ainsi que la création d’indicateurs de suivi pertinents.

Pour les élus, il s’agit souvent d’un type de mise œuvre, à l’échelle locale, de démarches de développement durable décidées à l’échelle nationale. Cela suppose fréquemment la remise en question de routines établies de longue date, ce qui, parfois encore, n’est pas immédiatement accepté par certaines équipes techniques ou par certaines franges de la population plus réceptive à l’aspect « propre en ordre ».

Il est donc indispensable de continuer à sensibiliser, informer, échanger sur ce thème avec le public.

Il y a longtemps que la plupart des collectivités finistériennes ont intégré le concept de gestion différenciée à leurs pratiques. Nous mettrons ici en avant, à titre d’exemples, deux projets récents :

  • La gestion écologique et partagée des espaces du lycée de Bréhoulou
  • Un cas de gestion différenciée faisant appel au blé noir : Ty-Nay

 * Espaces verts : espaces engazonnés, arborés, éventuellement plantés de fleurs et d'arbres et buissons d'ornement, généralement dans des lieux publics ou semi-publics, en milieu construit.

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