Point d'étape sur l'accessibilité du Finistère

Pacte d’accessibilité, projet de loi d'orientation des mobilités, comité stratégique...

Le pacte d’accessibilité et de mobilité, signé entre la Région et l’Etat le 8 février dernier, ne prenait pas en compte les demandes du Conseil départemental du Finistère de reconnaissance de l’enjeu national pour l’accessibilité ferroviaire du Finistère, nord et sud, et de la mise en place d’un comité stratégique pour l’accessibilité de la Bretagne.

Le projet de Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) confirme cette orientation. Le seul projet ferroviaire qu’il retient pour la Bretagne est l’amélioration de la liaison Rennes-Nantes. Cela renforcera davantage le déséquilibre Est-Ouest de la région, même s’il se traduirait par un gain de temps sur la liaison Quimper-Rennes.

La mobilisation des élus Finistériens a permis néanmoins que l’Etat réunisse enfin un comité stratégique sur l’accessibilité le 1er juillet prochain à Rennes.

La Présidente du Conseil départementale s’y rendra pour défendre des demandes fortes présentes dans le pacte breton d’accessibilité

  • La poursuite de la contractualisation entre la Région Bretagne et la SNCF pour garantir la desserte TGV de la Bretagne jusqu’à 2027.
  • L’engagement d’une étude en vue d’une augmentation des TGV bolides vers Brest.
  • Le lancement des études sur la section nouvelle Rennes-Redon.
  • La confirmation des engagements du CPER 2015-2020, concernant notamment les lignes de desserte fine du territoire.
  • La réalisation des travaux de mise à 2x2 voies de la RN 164.
  • Le soutien à l’évolution des programmes RTE-T et MIE pour favoriser le financement des projets de ports bretons.

Si l’objectif des 3h en train sur les lignes Brest-Quimper-Paris demeure la priorité, le maintien d’une desserte aérienne, gage d’attractivité pour le Finistère est nécessaire.
La Région a sollicité le Département pour contribuer au financement de la compensation des obligations de service public sur la ligne Quimper-Paris, qui se monte à 3 millions d'euros par an. Le transport aérien n’est certes pas le mode le plus adapté sur le plan environnemental, mais à l’heure actuelle, le train n’est pas suffisamment performant pour offrir une alternative pertinente pour certains usagers à destination ou en provenance de Paris.
L’Assemblée départementale a donné son accord de principe pour financer l’obligation de service public dans les 4 ans à venir. Au terme de cette période, une évaluation devra être faite sur le fonctionnement de cette ligne.

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