Vendée Globe : une fin de course incroyable

Le point sur la situation des skippers du Pôle Finistère course au large

C’est un vrai sprint qui s’engage sur l’Atlantique pour les bateaux du Vendée Globe. Dans cette dernière ligne droite, aux avant-postes, 6 skippers se tiennent en 100 milles. À moins de 15 jours de l’arrivée aux Sables d’Olonne, les navigateurs du Pôle Finistère Course au large se situent aux avants postes.

Au classement de 17 heures, le 15 janvier 2021, Charlie Dalin s’installe en solide leader avant d’aborder dans une trentaine d’heure le redoutable Pot au Noir. Cette zone de convergence intertropicale génère des vents faibles, instables avec des lignes de grains très compliqués à négocier. Pour garder toutes ses chances de remporter le Vendée Globe, il faudra avant tout y trouver la bonne trajectoire. Charlie évoque cette négociation à venir : « Cette fois le Pot au Noir a l’air costaud. Il y aura beaucoup de changements de voiles à effectuer, des prises de ris, des renvois de ris, donc ça va forcément jouer. Ce qui est sûr c’est qu’on aura encore beaucoup de tribord dans les alizés de l’hémisphère Nord. Les routages du Pot au Noir nous le font toujours passer bien plus vite que la réalité donc il faut rester méfiant ».

Boris Herrmann, entrainé par le Pôle depuis 2 ans manifeste également de grandes capacités à mener son projet sur la durée. Son IMOCA doté de foils nouvelle génération est capable de très hautes vitesses dans l’Alizé. 3ème au même classement de 17 heures, le navigateur allemand pourrait ravir la seconde place dans les prochaines heures.

Auteur d’une superbe régate sur ce Vendée Globe 2020, Damien Seguin, double médaillé d’or aux Jeux paralympiques en 2.4 mR (2004 et 2016) médaillé d’argent (2008) entrainé au Pôle occupe une 5ème place. Damien puise dans son expérience olympique une force morale susceptible de l’aider à performer sur un tour du monde : « Il faut parfois savoir prendre son mal en patience, ronger son frein, gérer la fatigue qui s’accumule et les baisses de moral qui vont avec pour retrouver l’énergie et la force de faire avancer sa machine jusqu’à l’arrivée ».

On l’aura bien compris entre les adhérents du Pôle Finistère Course au large et leurs autres adversaires, la compétition est loin d’être terminée. Comme ils se plaisent à le dire, cette régate autour du monde, bord à bord, leur évoque les séquences d’entrainements collectifs au large de Port-la-Forêt.

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