La mer, source d'identité du Finistère

© Benoît Stichelbaut

Premier département maritime de France.

Source d’identité du Finistère, la mer a forgé ses paysages et son caractère. Caps, baies et presqu’îles découpent Penn-ar-Bed, la pointe de Bretagne. Le territoire tire son nom du latin Finis terrae, la fin de la terre, qui s’ouvre sur la puissance et le mystère des flots.

Premier département maritime de France, le littoral finistérien compte 1200 km, bordé par la Manche, la mer d’Iroise et l’océan Atlantique.

Aujourd’hui réputé pour sa qualité de vie et son dynamisme économique, le Finistère compte plus de 900 000 habitants particulièrement fiers et attachés à leur territoire. Le département est un acteur majeur de l’histoire, de l’art de vivre mais aussi du dynamisme et de la modernité en Bretagne.

Le Finistère est innovant, créateur et exemplaire, un territoire d’exception qui invite à une expérience de l’excellence autour de ses valeurs… pour quelques jours de vacances, pour quelques années d’étude ou pour toute une vie dans l’une des nombreuses entreprises qui illustrent le dynamisme du département.

Carte d'identité du Finistère

  • Le Finistère compte plus de 900 000 habitants dont 220 000 à Brest Métropole et 100 000 à Quimper Bretagne Occidentale.
  • Le Finistère est le premier département maritime de France, avec 1 200 km de côtes et le seul à être bordé par trois mers : l’océan Atlantique, la Manche et l’Iroise.
  • Le Finistère se classe au 9e rang pour le nombre de pratiquants licenciés, tous sports confondus.
  • Le Finistère est le premier département français pour la pêche fraîche.
  • L’école des Glénans est la première école de voile d’Europe.
  • Le premier centre de thalasso français fut ouvert à Roscoff en 1899.
  • Avec 1 million de passagers, Brest est le premier aéroport breton.
  • Concarneau est le premier port thonier de France.
  • Port la Forêt est l’un des principaux spots d’entraînement des navigateurs en France.
  • Le premier employeur de marins français est finistérien : il s’agit de La Brittany Ferries qui emploie plus de 1 700 hommes et femmes et transporte 2 500 000 passagers par an.
  • En Finistère, les technologies de l’information et de la communication représentent environ 10 000 emplois.
  • Le Finistère est le premier département breton en nombre de fermes biologiques.
  • Le nautisme représente plus de 800 acteurs économiques dans les ports de plaisance, les sports nautiques et de bord de mer ainsi que les industries, commerces et services, soit un chiffre d’affaires de plus de 335 millions d’euros (chiffres 2015).

L'économie maritime en Finistère

© CD29 - B. Galeron

En Finistère, la mer fait vivre près de 40 000 personnes sur les 65 000 emplois maritimes de Bretagne. Elle représente le moteur de nombreux secteurs : tourisme, produits de la mer, construction navale, transport… mais aussi de domaines émergents comme les filières algues ou énergies marines renouvelables. La Défense constitue le coeur de cette «croissance bleue». À elle seule, la base navale de Brest génère 17 000 emplois.

De l’ Ifremer à la Station biologique de Roscoff, 70% de la recherche marine au niveau national vient du Finistère. Ce poids assure au département un rayonnement et des collaborations internationaux, avec par exemple l’inauguration fin 2018 du laboratoire franco-chinois Microbsea. Brest, Morlaix et Quimper sont aussi labellisés French Tech et le département compte 10 000 emplois dans les Technologies de l’Information et de la communication.

25% de la pêche fraîche provient du Finistère, dont les criées ont géré plus de 53 000 tonnes en 2017 pour un chiffre d’affaires de 171 millions d’euros.

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Trois millions de tonnes de marchandises transitent par le port de commerce de Brest chaque année. En France, la cité du Ponant est le premier pôle industriel de réparation navale civile et militaire. Côté tourisme, 29,7 millions de nuitées ont été enregistrées en 2017 en Finistère, où l’attractivité du littoral n’est jamais démentie (85% des séjours).

La mer, source d'énergie

© Sabella

En Finistère, la mer est au coeur du défi de la transition énergétique. Depuis dix ans en Europe, trois milliards d’euros ont été investis dans la recherche et le développement des énergies marines renouvelables (EMR), devenues un véritable enjeu.

L’énergie hydrolienne représente une de ces alternatives d’avenir. Cette technologie exploite les courants marins pour produire de l’électricité. Ces immenses turbines peuvent être immergées en mer, installées sur un mât… Tout comme une éolienne, une hydrolienne fonctionne avec un rotor et des pales mais utilise la force cinétique des courants océaniques et des marées. Ces mouvements puissants sont transformés en énergie. Celle-ci est ensuite transportée par des câbles sous-marins. Les marées étant un phénomène connu, la production de ce type d’énergie peut être évaluée précisément. Elle est donc totalement fiable et prédictible.

Le secteur hydrolien est en plein développement. Avec l’Angleterre, la France détient l’essentiel du potentiel de la filière. Notamment grâce à la Bretagne, qui dispose de courants forts et réguliers. Le Finistère accueille ainsi de nombreux projets pilotes.

Descendantes des moulins, les éoliennes utilisent la force du vent pour produire de l’électricité. Avec ses mâts plus hauts, l’installation offshore produirait jusqu’à deux fois plus d’énergie qu’à terre. Pour transformer la puissance des vents du large, les éoliennes en mer peuvent être implantées sur les fonds marins ou installées sur une structure flottante. Celles-ci se déploient au-delà de 50 mètres de profondeur et permettent donc une meilleure exploitation. La France accuse un certain retard sur le développement de l’éolien en mer mais six projets sont en cours. Pour les zones littorales, la filière devient stratégique en termes d’emplois, d’enjeux industriels et environnementaux.

Encore en phase de recherche, d’autres pistes d’énergies marines renouvelables restent à exploiter : l’énergie thermique des mers (ETM) ou maréthermique cherche à utiliser le différentiel de températures entre les eaux de surface et les eaux profondes. Le SWAC (Sea Water Air Conditioning) est un système employant l’eau froide des mers destiné aux bâtiments nécessitant une forte climatisation.

L’énergie houlomotrice se penche sur le mouvement des vagues. Quant à l’énergie osmotique, elle joue sur la différence de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce.

Les bienfaits de la mer

© CD29 - F. Betermin

L’exploitation des ressources marines constitue un des atouts majeurs du Finistère. Le département dispose d’une biomasse océane d’une qualité et d’une pluralité exceptionnelles. Le territoire s’investit donc pleinement dans la «croissance bleue» dont le potentiel économique s’affirme de plus en plus.

Innovations scientifiques et avancées biotechnologiques : le Finistère est aussi à la pointe de la recherche, notamment grâce au Campus Mondial de la Mer. Cette communauté coordonne les actions des universités, entreprises, laboratoires et collectivités territoriales pour valoriser la recherche marine et développer le rayonnement international de la Bretagne occidentale.

Troisième région française dans les biotechnologies, la Bretagne est le second fournisseur mondial d’ingrédients marins. En Finistère, les biosciences concernent plus de 700 chercheurs, environ 1 000 emplois et plus de 50 entreprises. Six d’entre elles représentent leur diversité : Yslab (Quimper) fournit des produits aux actifs marins à haut potentiel santé. Le transporteur d’oxygène thérapeutique d’origine marine d’ Hemarina (Morlaix) révolutionne la conservation des greffons. Polymaris Biotechnology (Brest) innove dans les biomolécules marines. Abyss Ingrédients (Caudan et Quimper) extrait des compléments alimentaires naturels des coproduits du poisson (arêtes, écailles…). Bioceval (Concarneau) fournit des farines de poisson pour l’aquaculture. Biotecmer (Bannalec et Quimperlé) utilise le Fucus, une algue brune, pour des soins.

Les pôles d’excellence scientifique se trouvent partout en Finistère : à Brest avec l’ Institut Universitaire Européen de la Mer, à Quimper et son laboratoire de Biotechnologie et Chimie Marines ou encore à Concarneau, où la Station Marine créée en 1859 est le plus ancien centre scientifique encore en activité. Le tissu d’entreprises et la station biologique fondée en 1972 valent à Roscoff le surnom de Sealicon Valley.

C’est aussi dans la cité corsaire de la baie de Morlaix qu’est né le premier centre de thalassothérapie français en 1899. Aujourd’hui, les centres de thalassothérapie de Roscoff, Bénodet, Concarneau et Douarnenez font la joie des curistes, qui profitent des produits de cosmétologie et de bien-être élaborés dans la région. Bretagne Cosmétiques Marins, basée à Plouguerneau, est ainsi devenu un des acteurs majeurs du secteur avec une présence dans 40 pays. LMBD (Ouessant) a fait de son «baume tempête» un best-seller avec la marque Nividiskin. Greenphyt (Milizac) se spécialise dans les poudres et extraits de plantes. Côté phyto et aromathérapie, Formaderm
(Plouigneau) innove avec ses formules «prêtes à l’emploi.» Sur l’île de Molène, Bio Molénez extrait le meilleur de 20 espèces d’algues.

Avec ses 1 200 km de côtes, le Finistère profite du plus grand gisement d’algues de France. 70 000 tonnes d’algues y sont récoltées par an, soit 90% de la production française. Elles sont rouges (285 espèces dans la région), brunes (146 espèces) ou vertes (85 espèces), ramassées à pied (5 000 tonnes) ou par des bateaux goémoniers (65 000 tonnes). Seulement 50 tonnes sont cultivées. Cette ressource naturelle forme un secteur en pleine expansion économique dans l’alimentation, la cosmétique ou la santé. Agrimer travaille tous ces aspects en intégrant tous les métiers (récolte, séchage, recherche, production et conditionnement) sur un seul site de 4800m² à Plouguerneau. Le laboratoire IRTMS travaille sur une molécule tirée d’une algue rouge au potentiel très encourageant pour le traitement de la leucémie. Au sein de Yogi Bleu, Sébastien Quéré propose de la spiruline congelée fraîche (et non séchée) afin d’élever cette micro-algue super-protéinée en aliment d’avenir. La société Bezhin Breizh mène un projet d’innovation mondiale : deux hectares de macroalgues sous serres, en construction à Saint-Pol-de-Léon.

La mer source d'emplois

L’économie maritime est le poumon du Finistère, qui accompagne cette «croissance bleue». Le territoire constitue un vivier de compétences et d’expertises dans tous les domaines de la mer.

Brest et ses environs y tiennent évidemment une place centrale. On y trouve huit industriels, 280 PME et 30 000 emplois liés à la mer. Pour fédérer tous les acteurs de cette économie, le Campus Mondial de la Mer, la Technopôle Brest-Iroise ou encore le Pôle Mer Bretagne Atlantique représentent des atouts indispensables. Ce centre de compétitivité - 350 adhérents dont des PME, grands groupes, universités et laboratoires - soutiennent plus de 300 projets d’innovations maritimes. Comme l’initiative Morespace destinée à améliorer l’usage des données satellitaires.

Le secteur de la Défense est le premier employeur du Finistère. À Brest, la seconde base navale de la Marine Nationale française génère 17 000 emplois directs. La cité du Ponant accueille également le siège de l’état-major de la Force Océanique Stratégique (FOST), la composante sous-marine des forces nucléaires, et son escadrille de quatre submersibles lanceurs d’engins (SNLE). Les 2800 salariés de Naval Group, premier employeur industriel de la ville, assurent leur entretien ainsi que la maintenance des bateaux de la Marine Nationale. Ce leader européen du naval de défense conçoit et réalise aussi des navires. Et depuis quatre ans, une chaire de cyberdéfense navale a été créée.

© CD29 - F. Betermin

Le port de Brest forme le premier pôle industriel de réparation navale civile et militaire en France. Trois formes de radoub y sont d’ailleurs disponibles. Les entrepreneurs ne sont pas en reste et le développement est bien présent. Ainsi, Luxury Sea, société basée à Quimperlé, innove avec ses bateaux écologiques construits sur mesure.

Pionnier des sciences de la mer, le Finistère représente 70% de la recherche mer au niveau national. La Station Biologique de Roscoff liée au CNRS et la Station marine de Concarneau, plus ancienne du monde en activité, ont un rayonnement international. L’ Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) fait référence depuis 1984. Expérience originale, l’aventure IODYSSEUS allie trimaran de course et collecte de données sur le plancton. Et nombre d’entreprises innovent. Grâce à l’analyse du trafic maritime, EODYN, née en 2015, a développé une nouvelle technologie d’observation des courants marins : SeaWaze. Les jeunes patrons d’ INOBO, passionnés de kitesurf, ont créé des planches modulables évolutives et ultra performantes.

Avec 1600 étudiants inscrits dans des formations «mer et littoral», le territoire prépare l’élite des experts de la mer. Le lycée professionnel maritime du Guilvinec propose des cursus menant aux différents métiers maritimes. Le centre européen de formation continue maritime (CEFCM) de Concarneau reçoit 4200 stagiaires par an. L’Université de Bretagne Occidentale (UBO) est la première université française en océanographie. Cette émulation entraîne des initiatives personnelles comme la start-up Sens Marin, une offre de formation sur le maritime et la cybersécurité lancée par un ancien commandant de la Marine.

La mer, source de rêves

© CD29 - B. Galeron

Terre du bout du monde, le Finistère nourrit notre imaginaire de récits d’expéditions et d’histoires de marins.

Fiertés du patrimoine, ses îles y sont pour beaucoup. Ouessant, Sein et l’archipel de Molène détiennent d’ailleurs le label UNESCO «Réserve de Biosphère des Îles et Mer d’Iroise.»

Du Nord au Sud, ces petits concentrés de Bretagne sont à découvrir :

  • l’île de Batz offre un total dépaysement avec les 2500 espèces de son jardin exotique et son panorama sur Roscoff.
  • sur l’île d’Ouessant, dernière terre de Bretagne avant l’Amérique, se dresse le phare du Créac’h et son musée des balises, unique.
  • l’archipel de Molène, abritant des phoques gris, est un paradis de la nature enveloppé de turquoise les aventures de marins font vivre l’île de Sein et sa lande dominant l’écume.
  • l’archipel de Glénan ravit les amateurs de sports nautiques. Et pas seulement grâce à sa mythique école de voile.
  • des petits îlots préservés, comme l’île Callot, l’île Vierge ou l’île Tristan, sont tout aussi remarquables.

© Philip Plisson

Les phares du Finistère sont des sentinelles chargées de mémoire. Sur les 27 phares bretons répertoriés aux monuments historiques, 19 sont finistériens. Bâtis en mer ou sur le littoral, ils ont assuré des siècles durant la sécurité des navires près des dangereuses côtes finistériennes. Automatisés à partir des années 1990, ils ont peu à peu perdu leurs gardiens mais éclairent encore aujourd’hui l’histoire du département. Huit d’entre eux, et leurs vues splendides, sont accessibles aux visiteurs :

  • le phare d’Eckmühl (Penmarc’h) et ses 307 marches accueillent le championnat du monde de la montée du phare. Le record ? 47 secondes.
  • le phare de l’île Vierge (Plouguerneau) est le plus haut d’Europe avec 82,50 mètres.
  • le phare de Saint-Mathieu (Plougonvelin) s’accompagne des ruines d’une abbaye et d’un sémaphore moderne.
  • le phare de Trézien (Plouarzel) surveille la mer d’Iroise.
  • le phare de Goulenez (Sein) ou l’extrême ouest de l’île
  • le phare de l’île de Batz fait rêver avec son panorama sur la baie de Morlaix
  • le phare du Stiff (Ouessant), une ancienne tour de guet créée par Louis XIV
  • le phare du Créac’h (Ouessant) fut le guide de l’une des principales routes de l’Atlantique

Pour la conservation de ce patrimoine emblématique, un centre national des phares est en projet sur le port de Brest pour 2021.

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Le rêve se poursuit dans les musées finistériens. Installé au sein du château de Brest, le Musée national de la marine (MNM) témoigne des dix-sept siècles d’histoire navale de l’Arsenal et de la Marine française. Le musée de la pêche de Concarneau déroule les mutations de l’halieutique, si liée à la vie de la cité portuaire. Océanopolis à Brest est un des fleurons culturels de Bretagne. Depuis sa création en 1990, il a accueilli onze millions de visiteurs. 77 aquariums, 9 000 m2 de surface d’exposition, 4 écosystèmes marins et 1 000 espèces animales représentées : les lieux invitent à plonger au coeur de l’océan. Enfin, l’Institut Paul-Émile Victor (IPEV) perpétue la tradition des grandes expéditions. Cet Institut Polaire Français, basé à Brest, dirige des missions scientifiques et des campagnes océanographiques menées par des centaines de chercheurs en Arctique ou en Antarctique. Depuis sa création en 1992, ses membres ont parcouru plus de trente fois le tour de la terre.

La mer, source de bonheur

© CD29 - B. Galeron

Contempler les vagues ou s’y plonger ? S’évader ou s’éclater ? Quelles que soient vos envies, le Finistère a de la ressource… pour vous ressourcer. C’est la Sea Thérapie !

Les paysages uniques du département enchantent les visiteurs, qui profitent de plus de mille balades nature. La pointe du Raz offre évidemment un cadre naturel fabuleux pour admirer l’île de Sein. Avec ses falaises tombant dans l’eau turquoise, la plage de Morgat sur la presqu’île de Crozon est régulièrement classée parmi les plus belles du monde. Le Menez Hom, culmine à 330 mètres et domine la baie de Douarnenez. La mythique île d’Ouessant emporte le voyageur au bout du monde. Et les fortifications de la Ville Close de Concarneau semblent flotter sur la mer. Et pourquoi ne pas emprunter le célèbre GR34, le «sentier des douaniers» qui sillonne la côte ?

© CD29 - B. Galeron

Le sport tient une place centrale en Finistère, 9ème département français en nombre de pratiquants licenciés toutes disciplines confondues. La pointe de Bretagne compte 2391 clubs sportifs, où les activités nautiques sont reines. Excursions en mer, croisières sur un voilier, nage avec les phoques, initiation au char à voile ou au stand up paddle, coups de pagaie en kayak… Tout est possible, même une cinquantaine de randonnées nautiques. Les plus sportifs vivront des sensations fortes dans ce pays de la voile, patrie de la mythique école des Glénan et créateur du kitesurf né à Douarnenez à la fin des années 1980. Les côtes finistériennes très découpées en font également le paradis du surf. Avec 680 000 pratiquants et 80 000 licenciés en France, sa pratique ne cesse de croître. Et en Finistère, les spots ne manquent pas. Entraînements ou compétitions de renom : les surfeurs aguerris seront ravis. Des trente écoles du territoire aux fabricants de planches, c’est tout un écosystème qui s’est mis en place autour de la glisse.

De la mer à l'assiette

© CD29 - B. Galeron

De la mer à l’assiette ! Les domaines de la pêche et de la transformation des produits marins tiennent un rôle essentiel en Finistère. Ses spécialités iodées sont aussi diverses qu’innovantes.

La pêche est un pilier de l’économie finistérienne. Le secteur représente 11 500 emplois, dont 2 500 marins pêcheurs. Les douze ports de pêche du département font partie de son ADN et représentent 25% de la pêche fraîche en France. Concarneau est le premier port thonier de France. Les activités des 97 entreprises de mareyage et des 43 sociétés de transformation des produits de la mer participent activement au rayonnement du département au niveau national et international.

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Forts de leur savoir-faire, les acteurs finistériens ont à coeur de favoriser une pêche durable grâce à de nouveaux outils : captures sélectives, répulsifs à cétacés, surveillance vidéo et marquages électroniques. L’association des ligneurs de la pointe de Bretagne défend depuis plus de 25 ans les intérêts d’une halieutique responsable. L’équipage du chalutier Black Pearl organise des parties de pêche en rade de Brest pour partager leur expérience et sensibiliser. De nouvelles générations de marins perpétuent la tradition de pêche artisanale. Comme Anthony Le Brun, 34 ans, nouveau patron du Kavellig au port de Saint-Guénolé : un chalutier construit en 1974 ! Et pour former les nouveaux experts de la mer, le lycée maritime de Guilvinec a créé à la rentrée 2017 un cursus unique en Bretagne : un BTS pêche et gestion de l’environnement marin.

L’aquaculture tient une place importante dans ce secteur. Le Finistère offre des conditions particulièrement adaptées à l’élevage de la truite. Et la commercialisation de la production conchylicole, soit 84 entreprises, est évaluée à 11 600 tonnes, dont 3 400 de moules et 5000 tonnes d’huîtres. Le département possède des marques historiques comme la Maison Thaëron, ostréiculteur à Riec-sur-Bélon depuis 1879. Le territoire est aussi le berceau naturel de l’ormeau, coquillage délicieux et méconnu. Les célèbres ormeaux de Molène sont désormais valorisés par un label certifié. Et l’entreprise France Haliotis exploite le plus grand élevage d’Europe. Héritières de l’histoire du Finistère, les conserveries font vivre des milliers de personnes. La filière s’appuie sur une tradition ancestrale alliée aux technologies de pointe. La conserverie Chancerelle, fondée en 1853, est la plus ancienne encore en activité au monde et le leader du marché de la sardine entière.

Poissons savoureux, magnifiques plateaux de fruits de mer et spécialités locales de grande qualité sont sublimés par l’inventivité des belles tables du département qui compte onze restaurants étoilés. La créativité culinaire se met également au service des algues. L’utilisation de ces légumes de la mer aux grands bienfaits nutritionnels est en plein boom.

Le territoire compte de nombreuses entreprises spécialistes des produits alimentaires à base d’algues comme AlgoManne, Aqua B, Algue Service ou encore GlobeXplore, pionnière et leader sur le marché.

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