Ensemble luttons contre les violences faites aux femmes !

25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Depuis 1999, le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Comme chaque année, le Conseil départemental du Finistère s’associe à cette journée en mettant l’accent sur tous les dispositifs d’alerte et de secours mis à disposition par l’Etat et renforcés en cette période de confinement, facteur aggravant pour les femmes victimes de violences conjugales.

En complément de ces dispositifs nationaux le département intervient sur la prévention des violences sexuelles sur le terrain grâce aux centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) et aux deux intervenantes sociales en gendarmerie Aurélie Le Duff et Caroline Gouriten.

Enfin le Conseil départemental et ses services travaillent en partenariat étroit avec la déléguée départementale aux droits des femmes Maud Le Goff.

Un incontournable de notre action

Malgré d’importants progrès, les inégalités de genre sont encore bien réelles et alimentées par des stéréotypes encore très présents. Par ailleurs, ces stéréotypes et discriminations de genre sont à l’origine de violences contre les femmes : plus de 200 000 sont encore victimes d’agression tous les ans en France.

La Loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a renforcé l’effectivité des droits et créé de nouveaux dispositifs. Le Conseil départemental n’a pas attendu cette loi pour faire des questions d’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences faites aux femmes un incontournable de son action.

Nous agissons en tant qu’instance politique, en tant qu’employeur, mais aussi dans la mise en place de nos politiques publiques, et en appui aux acteurs du territoire.

Les centres de planification et d’éducation familiale du département du Finistère (CPEF) à votre écoute

Les centres de planification et d’éducation familiale du département du Finistère (CPEF) sont des lieux d’accueil et de consultations médicales à destinations des jeunes et des publics vulnérables sur les questions relatives à l’intimité et la sexualité. Ils sont ainsi des lieux privilégiés de repérage, de prise en charge et d’orientation des personnes victimes de violences, en particulier de violences sexuelles.

La question d’un vécu de violence, et en particulier sexuelle, est en effet abordée de manière systématique à chaque consultation. Un-e patient-e sur trois révèle ainsi un vécu de violence sexuelle, et un-e patient-e sur deux un vécu de violences, au sens large. Il s’agit souvent d’une première révélation.

Les conseillères conjugales et familiales, présentes sur chaque site, ont également un rôle de repérage et de prévention  par leur offre de prise en charge des couples en difficultés.

Les professionnels des CPEF ont enfin un rôle de sensibilisation et de prévention auprès des jeunes sur ces questions (envers les agressés et les agresseurs) par le biais des séances d’information collectives réalisées dans les établissements scolaires et non scolaires du département.

Les dispositifs nationaux d’alerte et de secours

Ce contexte sanitaire inédit constitue un facteur aggravant pour les femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants lorsqu’ils sont confinés avec leurs agresseurs. Il est important de rappeler que l’ensemble des différents dispositifs d’alerte et de secours sont actifs et opérationnels pour écouter, secourir et protéger les personnes victimes de violences à l’intérieur du foyer.
Si elles se sentent en danger, les femmes peuvent quitter leur domicile avec leurs enfants à tout moment, et ce sans devoir disposer d’une attestation de déplacement. Les policiers et les gendarmes ont été formés à ces situations d’urgence.

En cas d’urgence et de danger immédiat :

  • Appeler le 17
  • Utiliser le 114 par SMS

Pour un conseil, une orientation ou signaler un fait de violences :

  • Signaler votre situation sur Internet via la plateforme dédiée fonctionnant tous les jours sans exception, 24h/24 avec un tchat non traçable : https://arretonslesviolences.gouv.fr/ 
  • Utiliser le tchat gratuit : www.commentonsaime.fr
  • Télécharger l’application « APP-ELLES » : https://www.app-elles.fr/
  • Si vous êtes une femme en situation de handicap et victime de violences, appelez le 01 40 47 06 06 (permanences le lundi de 10h à 13h et de 14h30 à 17h30 ; le jeudi de 10h à 13h)
  • Si vous êtes un enfant victime de violences, appelez le 119 (appel gratuit 24h/24, 7j/7)
  • Générer en PDF
  • Suggérer