En réaction aux incendies de grande ampleur de l’été 2022 dans les Monts d’Arrée, le Département a mis en place un plan de lutte contre les feux de forêts. Face à la hausse globale des températures et au danger que cela représente pour la préservation des espaces naturels, le Département mobilise des moyens financiers, techniques et humains pour mieux lutter contre les incendies.
Les 3 piliers du plan de lutte contre les feux de forêts en Finistère
Mieux équiper les sapeurs-pompiers
15 nouveaux camions-citernes feux de forêt. Ces camions, très agiles sur tous les terrains, sont destinés à la lutte contre le feu dans les milieux difficilement accessibles. Une partie de ces nouveaux camions viendra remplacer un matériel vieillissant, et une autre viendra augmenter les capacités existantes.
1 hélicoptère bombardier d’eau. Basé à Quimper, cet hélicoptère peut porter une charge de 800 litres d’eau. Mobilisé chaque année pour la saison chaude depuis l’été 2023, il permet aux sapeurs-pompiers d’intervenir de manière ciblée n’importe où dans le département en moins de 15 minutes.
Des caméras de haute précision. Depuis l’été 2024, le SDIS 29 est doté de nouvelles technologies pour renforcer ses capacités de détection et de lutte contre les feux de forêts. Des caméras de haute précision, placées sur des points hauts, détectent les fumées d’incendie. Le Finistère est le troisième département de France à bénéficier de cette technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Mieux former les combattants du feu
Formation aux feux de forêt. Le SDIS 29 souhaite former 80 % de ses effectifs à la lutte contre les feux de forêt d’ici 2027. Un simulateur d’incendie en réalité virtuelle a été acquis pour permettre aux pompiers de s’entraîner toute l’année.
Mieux coordonner les interventions
Manœuvres avec les agriculteurs. Une convention a été signée avec la Chambre d’agriculture afin d’établir des protocoles d’intervention des agriculteurs lors des feux, de déterminer comment ils s’insèrent dans la chaîne de commandement et de désigner des agriculteurs référents sur le territoire.
Mobilisation anticipée. Pour intervenir rapidement, davantage de véhicules seront pré-positionnés dans les zones « à risque ».
Mieux connaître le terrain et les conditions d’intervention. Une évaluation précise et quotidienne du risque est réalisée à l’aide d’indicateurs météorologiques fournis directement par Météo-France et complétée par un système de cartographie opérationnelle offrant une connaissance fine du territoire avant l’intervention.