Après les incendies de l’été 2022, le Département a élaboré un plan de lutte contre les feux de forêt, en matière de matériel, de formation et de tactique.
15 nouveaux camions-citernes feux de forêt. Ces camions, très agiles sur tous les terrains, sont destinés à la lutte contre le feu dans les milieux difficilement accessibles. Une partie de ces 15 nouveaux camions remplace du vieux matériel, et une autre partie augmente les capacités.
1 avion de reconnaissance aérienne. Basé à Poullaouen, cet avion tourne dans le ciel finistérien avec des opérateurs à bord pour repérer les incendies plus tôt. Avec un potentiel de vol de 5 heures consécutives, il peut décoller dès que les conditions météo favorisent l’apparition d’un incendie ou sur demande du centre opérationnel.
1 hélicoptère bombardier d’eau. Basé à Pluguffan, cet hélicoptère peut porter une charge de 1 000 litres d’eau. Il est présent dans le ciel finistérien de début juillet à fin août. Il permet aux pompiers d’intervenir de manière ciblée n’importe où dans le département en moins de 15 minutes.
Renforcement des moyens technologiques des pompiers. Le SDIS 29 se dote de nouvelles technologies pour renforcer les capacités de détection et de lutte contre les feux de forêt et d’espaces naturels. Il s’agit de caméras de haute précision, placées sur des points hauts, qui peuvent détecter les fumées d’incendie.
Une formation aux feux de forêt. Le SDIS 29 prévoit de former 80 % de ses effectifs à la lutte contre les feux de forêt d’ici 2027. Un simulateur d’incendie en réalité virtuelle basé sur les données du Finistère a été acquis pour permettre aux pompiers de s’entraîner toute l’année.
Des manœuvres avec les agriculteurs. Une convention a été signée avec la Chambre d’agriculture afin d’établir des protocoles d’intervention des agriculteurs lors des feux, de déterminer comment ils s’insèrent dans la chaîne de commandement et de nommer des agriculteurs référents sur le territoire.
Une mobilisation anticipée. Afin d’intervenir rapidement, davantage de véhicules sont pré-positionnés dans les zones identifiées comme « à risque ».
Une connaissance accrue du territoire et des conditions d’intervention. Une évaluation précise et quotidienne du risque est réalisée à l’aide d’indicateurs météorologiques fournis directement par Météo-France et complétée par un système de cartographie opérationnelle offrant une connaissance fine du territoire avant l’intervention.